Bardenas Réales...
Dimanche 27 et lundi 28 mai 2012 – Bardenas Réales
Claire, Gaëlle, Maité, Malou, Lucile, Serge
Week-end très appétissant mais finalement peu de candidats aventuriers pour se griller la peau et crever la soif dans le désert des Bardenas, au milieu de la poussière quasi estivale dans cette vallée de la mort et des mirages IV de l’armée de l’air de sa Majesté Juan Carlos.


1er jour, petit café à 10 h 00 au milieu de la place du village d’Arguedas, qui fleure bon l’Espagne, puis anda toda la familia sobre la montaña. Nous marchons une belle sizaine trente d’heures, quasi seuls au fond des barrancos, en passant par Péñaflor, puis le sommet de la Eztroza par le long d’un champ où l’on cultive des cailloux (une belle récolte en perspective cette année) pour redescendre vers le « barranco grande » après une marche interminable.


On a bien crevé les enfants, mais on est bien entamés nous aussi, la soif nous accompagnant les 2 dernières heures, ayant épuisé nos 2 à 3 litres chacun.
Nous arrivons à l’auberge Nuestra Señora de Yugo pour la petite boisson fraîche, le repas et la nuit. Auberge fort sympathique, mais qui accueillait un car de français venus 2 jours pour une vuelta des Bardenas en bus climatisé. On ne respecte plus rien !

D’autant plus que cette cinquantaine de soixantenaires beuglent et mangent à coté de nous, presque à notre table avec le niveau sonore de 100 espagnols. Vous voyez le genre.
On s’échappe de table dès le frugal et mauvais repas avalé pour rejoindre nos pénates pour un sommeil réparateur, malgré les moustiques qui nous rappellent 2 choses : Nous sommes aux Bardenas et les moustiques femelles, ça pique aujourd’hui et ça gratte demain.
2ème jour : Une surprise de taille nous attend au réveil. Plus d’eau à l’auberge. Chacun se dépêche de poser, avant les autres, ses offrandes au Dieu Jacob Delafon qui, pour l’occasion, ne chasse plus rien, malgré la petite chaîne que l’on tire. Inutile de vous dire ni de vous faire sentir l’état des toilettes après le passage des cinquante soixantenaires du bus d’hier soir.
Le petit déjeuner (inclus dans la demi pension) constitué d’un café, d’une demi biscotte et d’une madeleine pour 3 plaques de beurre et 6 pots de confiture est pris en rouspétant. Mais, chance, on déjeune avant les vieux. Nous réglons au comptoir nos nuitées all inclusive, une chambre à 6 con baño pour 28 € par personne. On tire la tronche, cameras con baño certes, mais sin agua qu’on lui dit. Le tôlier ne bronche pas, on crache nos biftons.


On repasse à Arguedas pour refaire le plein d’eau (en effet, le jerrican de 20 litres est resté à la maison pour une sombre histoire de « y a plus la place dans la voiture… » Si on avait su, la place on l’aurait faite.
Arguedas, magnifique village Navarrais, où pas une fontaine ne coule. On achète donc 6 ou 7 litres d’eau dans une poissonnerie.
Petite halte à l’accueil du parc des Bardenas, où nous apprenons que la quasi-totalité des circuits décrits dans les topos guides sont interdits aux engins motorisés, aux vélos et même aux piétons. Aux piétons ? Oui, oui, aux piétons !


Donc, nous modifions les objectifs (Rallon) et nous marchons quand même un peu en pleine effraction dans le secteur de la Pizkerra, au milieu de nulle part, dans des labyrinthes forts jolis. Les enfants sont ravis. On termine la journée par une petite balade dans le barranco grande, où nous avançons discrètement pour ne pas déranger la faune qui y niche. Grandiose et beau. Mais chaud encore. De toutes façons, je ne suis pas objectif, je suis amoureux des Bardenas. On termine par la visite des maisons troglodytes d'Arguedas.
Retour par des petites routes de montagne, vers la civilisation, la vraie, la France.
Serge




