Bitet
Canyon du BITET en vallée d’Ossau
le 5/10/2019
Lors de la dernière sortie canyon canyon famille sur Ardane, l’idée de descendre le Bitet 15 jours plus tard avait germé. Il fallait mener à bout ce projet, sauf que notre impatience avait négligé le planning du CDS qui prévoyait sur la vallée d’Ossau à Arudy la Journée nationale de la spéléo et du canyon. Sur les conseils de Serge, nous sommes proposés pour venir donner un coup de main lors de ces journées d’initiation. Après avoir réussi à contacter Samuel, le responsable canyon départemental, il est convenu que l’organisation n’avait pas besoin de nos services. Nous sommes tout de même passés par Arudy, histoire de croiser tous les bénévoles de cette riche journée et de boire le café de la convivialité. Nous y avons rencontré l’inévitable Darioush, toujours partant, mais qui cette fois préfèrera la spéléo, Joel notre trésorier, qui n’est pas venu chercher des subventions, mais plutôt crapahuter tel une taupe dans les trous ossalois. Un petit coucou au boss CDS Dominique Dorez, il est déjà 10h passées, nous nous retrouvons toujours à 4 car notre projet « Bitet » n’a pas rencontré de succès.
Pas découragés nous prenons la direction des Eaux chaudes (peut être que nous bénéficierons de cette chaleur dans notre descente !) et nous stationnons près de la sortie. Un petit coup d’œil sur la marque de niveau d’eau (hauteur à 35, bonne marque pour une descente qui devrait être bien aquatique mais sans danger particulier) et nous voilà, après 30’ d’approche, près à attaquer notre parcours. La partie inférieure du Bitet comporte, entre autres, trois passages originaux que Jérôme et Daniel vont découvrir.
Il est 12h et nous entamons la partie 1. Elle consiste à entrer directement (on est encore tous secs !) par un saut de 4-5 m dans une belle vasque bien profonde qui s’enchaîne avec un rappel de 18m pour descendre un toboggan, qui, jadis pouvait se faire sans corde pour les plus audacieux. Le fond de la vasque de réception étant rempli de gravas, nous utiliserons la corde pour descendre en parallèle de l’eau ce premier obstacle. On est tout de suite dans l’ambiance, l’eau est bien présente et la cascade est bien active, la température aquatique est très froide (merci Eaux Chaudes !) et la lumière est beaucoup plus faible. On vient d’entrer dans un long couloir que l’on devra suivre jusqu’au bout. Quelques sauts, nous les tenterons tout de même malgré le froid ambiant, quelques rappels avec ou sans main courante et nous voilà arrivés sur le 2d obstacle original.
Cet obstacle, visuellement est assez impressionnant, il consiste à descendre une cascade dans laquelle l’eau coule dans un goulet assez étroit au début puis rebondit sur une large pierre pour former une belle queue de cheval. Devant ce spectacle, il faut y aller : rappel sur la première moitié dans le goulet où la force de l’eau nous fait perdre nos appuis puis on s’assoit et s’est parti pour une glissade dans le toboggan final qui passe sous la gerbe d’eau, un plouf dans une belle vasque agitée et toujours froide puis en quelques brasses on reprend autant pieds que ses esprits. Remis de nos émotions on continue notre parcours, notre marche est ralentie par le franchissement de nombreux troncs d’arbre que la nature en colère a fait tomber dans le lit de la gorge.
Le troisième obstacle en vue, nous profitons pour faire une pause casse-croûte, un petit sandwich et quelques sucreries sont les bienvenus, on a fait le plein d’énergie. Krystof se charge de la mise en place du rappel avec Jérôme. Une main courante déjà en place permet d’atteindre le point de départ du relais. Ce passage consiste à descendre en rappel la rive gauche d’une cascade de 32m. A partir d’un départ ouvert et bien éclairé, on descend dans une forme de puits où l’atmosphère devient très sombre et brumeuse, d’en bas on a du mal à voir le suivant nous rejoindre. Le rappel se termine dans une large vasque tumultueuse dont le courant nous amène naturellement vers la berge : une ambiance d’outre-tombe.
Passé cet obstacle, nous poursuivons notre parcours en suivant un corridor sombre, les parois verticales sont étroites et hautes même si on devine la lumière du soleil pour le moment aucun rayon arrive à nous réchauffer. Plus tard les berges s’élargissent et la chaleur nous fait du bien. Le parcours est régulièrement encombré par des troncs d’arbre par ci par là. Nous remarquons que l’embâcle majeur qui était difficile à franchir, a été débité, le passage est devenu plus simple : merci à l’équipe de Yoye pour ce super nettoyage.
Les 3 derniers rappels seront posés par Daniel qui veut lui aussi mettre la main à la patte : malgré quelques hésitations, il s’en sort bien, il faudra persévérer.
Bilan final : un casque qui a rendu l’âme, un bout de corde tonchée et un huit au fond d’une vasque. Mais aussi de belles émotions, des images fortes, une ambiance incomparable pour les 2 novices Jérôme et Daniel et pour les déjà initiés Krystof et Gérard. Par contre il est sûr que Jérôme, qui est arrivé enrhumé, est rentré chez lui sans être guéri, les Eaux Chaudes du Bitet ne sont qu’un leurre.
GG











